Réception à l’Hôtel de Lalande

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Grâce au Pass l’info, je me suis rendu à l’invitation de la famille de Lalande au Musée des Arts Décoratifs et du Design.

Grâce aux avantages proposés, tous les secrets de l’art de la table au XVIIIème m’ont été dévoilés.

Sous la houlette de Mme Caroline Fillon, Responsable du Service des Publics, une visite commentée et documentée des plus instructives nous a permis de découvrir ce qu’était l’art de la table à cette époque.

La salle à manger de cet hôtel particulier qui a conservé les boiseries d’origine, présente de la faïence fabriquée à Bordeaux au cours du 18ème siècle, du mobilier bordelais spécialement conçu à cet effet et de l’orfèvrerie de la même époque, nous avons découvert l’environnement particulièrement agencé. Tout d’abord, une table à la française présentant les différents accessoires nécessaires au repas. A noter, les deux petites tables servantes, dont une présentant des rafraichissoirs destinés à tenir au frais les bouteilles dans les deux seaux remplis d’eau froide ou de glace.

 

    

Deux vitrines présentent la vaisselle en faïence de Bordeaux Sud Ouest. Cette faïence stannifère est une poterie rendue imperméable par l’émail opaque à base d’oxyde d’étain dont on l’a recouverte et qui devient blanc à la cuisson. Le décor peint de couleurs composées d’oxydes métalliques est peint sur l’émail cru selon la technique dite « du grand feu », seule pratiquée à Bordeaux.

   

La collection de céramiques du musée des Arts décoratifs et du Design est principalement centrée autour des productions bordelaises : faïences stannifères et porcelaines du XVIIIème siècle et faïences fines du XIXème siècle. C’est en 1714 que Jacques Hustin installe la première manufacture de faïence stannifère à Bordeaux. Elle fonctionnera jusqu’en 1783. Dans l’importante collection du musée, nous pouvons notamment remarquer une imposante fontaine de forme balustre à pans coupés décorée en camaïeu bleu et surtout les très nombreuses pièces du service de table commandé par les Chartreux de Bordeaux présentant l’inscription « Cartus Burdig ».

La manufacture de porcelaine des Terres de Bordes en Paludate eut, elle, une existence beaucoup plus courte (1787-1790). Sa production est d’une grande élégance et ses décors raffinés se déclinent sur des services à boissons chaudes, de table, de toilette et sur des objets décoratifs (cache-pots, vases, etc.). De 1762 à 1850, d’autres manufactures s’établirent dont la plus importante est celle des Boyer.

À noter la colonne de faïence du poêle à bois destinée à chauffer la pièce, celui-ci étant caché dans la pièce opposée.

La grande armoire en bois exotique, laissée ouverte au moment des repas pour faire office de présentoir, est la pièce majeure du mobilier par sa taille et sa double destination : présentation et buffet bas de rangement : celle-ci est d’époque Louis XV et réalisée en acajou de Cuba.

  

La visite se termina par le salon de compagnie où est exposé un superbe service de boissons chaudes

  

Pour plus de renseignements, consulter le site du musée: http://www.madd-bordeaux.fr/

 

Alain

 

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