Une forte tempête a traversé le sud ouest de la France dans la nuit du mercredi 11 février au jeudi 12 février 2026, notamment en Gironde. Après Benjamin en octobre 2025 et Goretti en janvier 2026, c’était au tour de Nils de provoquer d’importantes inondations et de nombreux dégâts avec des vents violents de 124km/h.
Cette troisième forte tempête hivernale de la saison a engendré de forts cumuls de pluie s’ajoutant aux précipitations des dernières semaines. Sur des sols déjà détrempés, de nombreux cours d’eau étaient en crue, notamment la Garonne, et des débordements ont suivi.


Le record absolu de vent à Bordeaux remonte à la tempête Klaus du 24 janvier 1999 avec des pointes à 160 km/h. La Garonne avait alors atteint 7,05 m. La Garonne n’est pas un long fleuve tranquille.


Après une courte accalmie, dans la nuit du mercredi 18 février au 19 février une nouvelle tempête, Pedro, a suscité une forte inquiétude. Bordeaux a été placée en vigilance rouge. Une cellule de crise a été installée à l’hôtel de ville. 17O appels seront recensés pendant son activation. Le maire, Pierre Hurmic, a déclenché le plan communal de sauvegarde, une première depuis 1999. La police municipale a été également mobilisée 24 heures sur 24, de même que les services municipaux. Un numéro vert sera mis en place pour la population.


Jeudi matin 19 février, Bordeaux n’est pas épargné. Par la faute d’un fort coefficient de marée, la tempête Pedro fait déborder la Garonne avec un pic à 7 h 44. Son niveau a atteint 5,04 mètres, soit 16 cms de moins que prévus. Les quais rive gauche, entre le pont de Pierre et le pont Chaban sont submergés. Les quais sont recouverts d’eau et on ne peut plus faire la distinction entre la voirie et le fleuve. En revanche, le quartier Bacalan, au nord de Bordeaux, n’est pas concerné.


Le pont Chaban est fermé à la circulation. Cependant, l’eau n’atteint pas la Cité du vin.


La partie des berges située au delà du pont Chaban sera submergée là où accostent des bateaux.

L’immense étendue d’eau depuis les quais montre une image impressionnante de la Garonne.


L’accès des navettes BATO est évidemment indisponible de même que la promenade des quais.


Les tempêtes Nils et Pedro des 12 et 19 février vont coûter pour l’ensemble de la France plus de 1,2 milliard d’euros aux assurances.

Les fortes précipitations ont également inondé une partie du quartier de la Bastide rive droite, notamment quai des Queyries ainsi que certaines rues avoisinantes. Le gymnase Jean Dauguet a été mis à la disposition des sinistrés. La décrue amorcée, les cyclistes ont pu de nouveau retrouver la piste cyclable. Place ensuite à un gros travail de nettoyage.


Toutefois, la crue n’a duré que quelques heures et a été moins importante que prévue. La Garonne n’a pas atteint les niveaux des années 1999 ou 2021, mais le problème du dérèglement climatique reste entier et il est de plus en plus d’actualité.
B.R