Danielle Merian : Rencontre avec une femme de conviction et d’engagement

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Ce fut pour l’assistance, venue nombreuse à l’occasion de son intervention, un moment de grande écoute et d’espoir tourné vers l’humanité. Il n’est plus utile de la présenter, la couverture médiatique des événements du Bataclan a révélée Danielle Mérian au grand public et Karim Boukercha lui a offert « les fleurs » qu’elle méritait à cette occasion.

Elle naît en 1938 ; elle est la fille du journaliste de télévision Claude Darget (de son vrai nom Christian Savarit) et de Simone Papin. En 1945, son père, alors correspondant de guerre avec l’armée canadienne, rentre d’un reportage effectué sur les camps de concentration nazis ; malgré la défense formelle de celui-ci, Danielle regarde les photographies ; le choc de ces images sera déterminant dans le choix de sa carrière et de son engagement.

Mais ne vous y trompez pas : si au premier abord, Danielle Mérian est une retraitée comme les autres, cette ancienne avocate spécialiste des droits de l’homme est également adhérente de l’ACAT* depuis 40 ans. Militante de la première heure, elle a été de tous les combats : conditions des prisonniers de guerre en France, disparus d’Argentine, abolition de la peine de mort, lutte contre l’excision dans les pays africains.

Aujourd’hui âgée de 77 ans, celle qui se dit “féministe depuis sa naissance” ne raccroche pas et continue d’œuvrer en faveur des femmes, notamment les victimes d’excision et de mariage forcé. À l’origine de son engagement, le statut d’esclavage de l’incapacité juridique de la femme mariée sous lequel elle se dit née en 1938 et contre lequel elle a passé et passera sa vie à se battre. “En droit aujourd’hui, sinon dans les cœurs, sinon dans les têtes, il y a égalité des hommes et des femmes.”

Son projet actuel est vouloir faire circuler 10 school-bus américains (Moitié dispensaire /moitié cyber-centre) pendant 5 ans à travers les 10 pays panafricains. C’est pourquoi elle lance une campagne de financement participatif pour mettre en place ces dispensaires mobiles. Un projet ayant pour objectif de mettre fin à la pratique de l’excision en Afrique de l’Ouest.

Alain​ et Jean ​

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