Au 213 Cours de la Marne, Pimm’s médiation, association loi 1901, est installée depuis novembre 2013. Elle est là pour accompagner gratuitement ldes personnes dans leurs démarches administratives ou les orienter vers le bon interlocuteur. La consultation peut se faire en ligne via internet. Des formations au numérique se font dans leurs locaux mais aussi à l’extérieur, notamment chez les seniors à Bordeaux.
Il existe deux antennes Pimm’s : une Cours de la Marne et la plus récente aux Aubiers. Elles accueillent quinze mille personnes par an, et effectuent plus de trente mille démarches. Pour l’antenne Cours de la Marne, la fréquentation est de neuf mille personnes par an, soit 80% de Bordelais, 10% de Métropolitains, 10% du département. L’encadrement est composé de deux directions et de dix-sept salariés, comprenant les médiateurs sociaux et trois conseillers numériques.
Le directeur Olivier Dourthe a accepté d’être interviewé.

Senior reporter : Quelles sont les demandes le plus fréquemment exprimées ?
Olivier Dourthe : Elles concernent surtout les questions administratives : CAF, CNAF, la déclaration d’impôts, les pièces d’identité, les demandes de logements sociaux, la compréhension des factures. Le public est reçu sur rendez-vous uniquement afin de mieux répondre à la demande. Il s’agit d’aider les personnes qui n’ont pas la capacité de le faire soit 15% de la population. Pour le public de vingt à quarante ans la demande concerne surtout l’informatique. L’agence propose aussi une formation à l’équipe par l’IFAPS (Institut de formation spécialisée en santé mentale de Charles Perrens).

SR : Pourquoi cet établissement et quel est le contenu de la formation ?
OD : Nous formons d’abord toute notre équipe aux fondamentaux de la médiation sociale pour être en mesure d’accompagner toute sorte de public : savoir accueillir, savoir gérer les conflits et travailler en réseau. Une formation complémentaire avec l’IFAPS de Charles Perrens concerne l’accueil de personnes en situation d’handicap psychique, pour être capable de les détecter et de les accompagner de la meilleure façon.
SR : Vous intervenez aussi à la maison des usagers de Ch.Perrens
OD : Nous intervenons nous-mêmes auprès des aidants et des patients sur les besoins en informatique principalement.
SR : Vous êtes aussi en relation avec la Maison de l’emploi, quel est votre rôle ?
OD : Nous aidons les chercheurs d’emploi, ou en passe de le devenir, sur leur demande de logements sociaux : comment remplir le formulaire, comment prendre un abonnement à TBM, comment se déplacer. On peut aussi intervenir sur les freins périphériques en les orientant vers l’agence bordelaise de médiation en cas de problème de voisinage ou de couple et en cas de problème juridique, vers la Maison de la justice et du droit. Plus de trente mille démarches sont actuellement enregistrées.
SR : Quels sont les partenaires de Pimm’s ?
OD : Le financement de l’association est assuré par l’État avec France services composé de douze partenaires sociaux. Également par la Mairie, la Métropole et les bailleurs sociaux, comme Aquitanis, Domofrance et d’autres partenaires : EDF, gaz de Bordeaux, Keolis… Le financement est donc d’ordre privé et public. Par exemple, le partenariat avec EDF permet les négociations en cas de difficultés de paiement des factures. La Régie de l’eau propose une sensibilisation à la préservation de la ressource en eau. À la Poste, un accompagnement sur les automates aide les personnes en difficulté. Mon travail consiste à aller chercher de l’argent pour développer de nouvelles missions.
SR : Comment sensibiliser les personnes à ces services ?
OD : On a un système de triporteurs connectés qui fonctionnent dans tous les quartiers prioritaires de la ville, les Aubiers, la Benauge, place des Capucins,, Saint-Michel, place Dormoy… On sort toutes les semaines, on s’installe au pied des résidences, on offre le café ou un sirop pour recréer du lien avec les gens qui ne peuvent plus se déplacer ou qui ont perdu confiance dans les administrations. Les médiateurs sont équipés de tablette numérique et peuvent dépanner en direct les demandeurs.
Pour conclure, Olivier Dourthe ajoute que les médiateurs en visite à domicile peuvent détecter les fragilités des personnes souffrant d’isolement ou qui sont malades sans suivi. L’association est en partenariat avec le pôle seniors de la mairie de Bordeaux et peut signaler ces personnes pour un accompagnement si elles le désirent.