Impressions 3D à la Résidence Autonomie Billaudel

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Bastien et Loïc, jeunes volontaires Unis Cité, proposent aux séniors de s’intéresser à divers aspects de l’impression en trois dimensions. Une manière d’allier technologie et artisanat.

« Afin d’y positionner les origines géographiques très diverses de résidents, dans le cadre d’un projet à la résidence, il convient d’abord de réaliser un globe terrestre» explique l’animatrice Roseline. Le projet consiste à le construire par parties, en morceaux à emboîter façon puzzle. Tous les éléments sont fabriqués sur place, à l’aide d’une imprimante 3D. Pas banal et de prime abord peu parlant pour les séniors de la Résidence Autonomie Billaudel. « Nous sommes un peu dépassés, nous ne savons pas comment ça marche » indique une résidente. Mais ça marche. Elle poursuit « Comment ne pas être intriguée par cette machine qui bouge et qui chauffe ? » Intérêt et curiosité se sont manifestés devant cet appareil qui s’agite un peu dans tous les sens au fond du salon. Ainsi, régulièrement, chacun peut constater l’avancée du façonnage, les plus curieux observant de très près l’ensemble de l’appareillage : les mouvement du rouleau de fil, de la buse, ou encore l’extrusion fine du plastique réchauffé.

Gravure d’antan en 3D

Le prochain défi: une lithophanie, une œuvre en porcelaine très fine et translucide qui ne peut être vue que grâce à un éclairage spécifique. Lorsque Roseline, annonce la production de l’équivalent d’une lithophanie, en utilisant cette nouvelle technologie, il n’y a plus d’étonnement, mais un peu de curiosité quant au résultat. A partir d’une photographie, il s’agit d’en produire une image translucide se révélant, en 3D, à la lumière. Voici donc Bastien et Loïc de retour au traitement informatique puis à l’impression tridimensionnelle d’une plaque en matière plastique. On y perçoit en creux la photographie. Ce n’est qu’en l’éclairant qu’elle se révèle vraiment en trois dimensions. La représentation obtenue par transparence s’anime alors selon l’intensité, la nature ou l’incidence de l’éclairage. Reliefs et aspérités se transforment en jeux d’ombres et de lumière. « Plus le relief est épais, plus la sensation de profondeur est grande, mais plus c’est long à imprimer » précise Bastien. Cette nouveauté est  appréciée, et la mise en chantier de nouvelles plaquettes se programme. 

A ce jour, plus de trois kilogrammes de bobines de filament 3D PolylActic Acid, plastique spécifique, ont déjà été fondus par l’imprimante qui travaille à la chaîne, seule dans le salon. Nous sommes loin des premières lithophanies inventées par Paul de Bourgoing, à Limoges, en 1828. Un artisan s’appliquait seul à graver, précautionneusement, au ciseau, en manufacture, un fin biscuit de porcelaine non émaillée. Conception et réalisation sont ici tellement différentes ! Il faut bien admettre avec cette résidente de la RA Billaudel que « la technique d’aujourd’hui c’est quand même extraordinaire».

Eric

 

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