L’origine historique de nos gâteaux préférés!

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En cette période de confinement, quand l’ennui vous prend ,la tentation est vive de se délecter d’une pâtisserie ou viennoiserie. Que l’envie vous prenne de la confectionner vous même ou si par chance votre boulanger est toujours en activité, peut-être vous êtes-vous posé la question de l’origine des jolis noms attribués à ces friandises.

Tout comme l’on prend le temps de redécouvrir les œuvres littéraires, d’écouter de la musique, d’apprivoiser le temps qui passe et le chant des oiseaux, savourez vos gateaux préférés en découvrant leur histoire. Le croissant si cher à l’estomac des français et fleuron de la viennoiserie française est en fait d’origine viennoise et a été inventé pour fêter la fin du siège de Vienne par les Turcs en 1683 ; sa forme symbolise le croissant du drapeau ottoman. Pour le « Le Paris-Brest », il a été inventé en 1891 par un pâtissier de Maison-Laffite dont la boutique se trouvait sur le parcours de la course cycliste Paris Brest. « Le Financier » trouve son origine dans les » visitandines « du Moyen-Age ( à base de pâte d’amande) fabriquées par les sœurs visitandines .-Fabrication abandonnée pendant la Renaissance à cause d’une fâcheuse habitude d’empoisonnement à l’arsenic dont l’odeur ressemble à l’amande-  c’est le pâtissier Lasne en 1890 qui la remit au gout du jour dans le quartier de la bourse à Paris. Sa clientèle composée essentiellement de financiers, il donna à son gâteau la forme d’un lingot d’or ; le Financier était né. « Le Baba au Rhum » créé par Nicolas Stohrer pâtissier de la reine Marie de Leszcynska (épouse de Louis XV) pour satisfaire son père Nicolas de Pologne qui trouvait le Kougelhof trop sec et l’arrosa d’alcool ,trouve l’origine de son nom dans les contes des mille et une nuits qu’affectionnait particulièrement Nicolas. « Les Profiteroles »étaient au XVIe siècle étaient des boulettes de pâte cuite sous la cendre qu’on offrait aux domestiques en complément de leurs gages. Antonin Carême au début du XIXe le revisite en version sucrée. « Le Mendiant » , ce palet de chocolat surmonté de 4 fruits secs s’appelle ainsi par allusion à la couleur de l’habit des 4 grands Ordres Mendiants : le raisin sec pour la couleur des Augustin. La description non exhaustive de ces gourmandises invite à les redécouvrir elles et bien d’autres afin de s’imprégner de leur saveur, car en ces temps difficiles ne faut-il pas trouver le bonheur dans le qualitatif et non le quantitatif n’en déplaise à Rabelais.

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