Ces arbres remarquables de la ville

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Les vins ont leurs grands crus, les fromages, leurs appellations contrôlées et les monuments, leur qualification d’historiques; les arbres, eux, peuvent, sous certains critères, être classés arbres remarquables. Au nombre d’environ 700 sur le territoire national, ils sont 7 sur la ville de Bordeaux. C’est l’association ARBRES (Arbres Remarquables Bilan Recherche Études Sauvegarde) , créé en 1994 qui délivre le label « arbres remarquables ».

L’arbre est dit remarquable lorsqu’il se distingue par certaines caractéristiques : son âge, ses dimensions hors norme (hauteur et circonférence), son aspect physique (morphologie et physionomie), son intérêt historique ou légendaire, et aussi des critères biologiques. Les communes, collectivités ou propriétaires privés recevant ce label tiennent l’engagement d’entretenir, de sauvegarder et de mettre en valeur l’arbre distingué, qui est considéré comme un patrimoine naturel et culturel. En France, l’essence la plus représentée est le chêne dont le plus célèbre et connu est celui d’Allouville Bellefosse en Seine Maritime, dont l’âge est estimé à 1200 ans.

Ceux de Bordeaux

Au nombre de 7, ils sont situés particulièrement dans les parcs et jardins. Rue du Loup, petite rue faisant face à la Tour Pey Berland, l’hôtel de Ragueneau abritait jusqu’en 2016 les archives municipales. Dans sa cour intérieure, une glycine datant de 1863 est particulièrement remarquable tant par la grosseur de sa souche que par l’étendue de ses lianes qui viennent s’enrouler autour de la balustrade métallique. Sa floraison en avril est bien sûr la période idéale pour la contempler et la sentir. Au Jardin Public, deux spécimens sont classés. Le premier, le plus grand du parc, est un pacanier mesurant 38 m de haut et 114 cm de diamètre, soit plus de 3 m de circonférence. C’est un arbre originaire de l’est des États Unis dont les fruits sont les pacanes ou noix de pécan. Le second est un cyprès chauve en bordure du plan d’eau, cette espèce aimant les milieux humides. Il est originaire du sud est des États Unis et est l’arbre emblème de la Louisianne.

Un patrimoine à protéger

En direction du nord de la ville, en empruntant le cour Balguerie Stuttenberg, le petit jardin Chantecrit accueille un peuplier noir majestueux. Sa particularité tient du fait qu’il semble avoir 3 troncs alors qu’en réalité il n’en a qu’un. Retour vers le sud et le Parc Rivière qui abrite un autre cyprès chauve encore plus impressionnant que celui du Jardin Public. Situé à droite de l’entrée donnant sur la rue Camille Godard, il est inratable. Il mesure 31 m de haut pour une circonférence de 6,60 m. Son qualificatif de chauve vient du fait qu’il perd ses feuilles en hiver, rare pour un conifère. C’est dans l’enceinte de l’hôpital Charles Perrens que se termine la découverte avec deux spécimens nommés arbres de Judée. Ils sont âgés de plus de 250 ans. Origine du sud de l’Europe et de l’ouest de l’Asie, son feuillage est caduc. Ses fleurs d’une couleur rose pourpre apparaissent en avril-mai avant les feuilles. Selon la légende, c’est à cet arbre que Judas se serait pendu après avoir trahi Jésus, d’où son appellation. Incontestablement un patrimoine naturel à protéger.

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