Les Boboyakas, une tribu de joyeux « vieux »

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Un nouveau rendez-vous a été pris avec les Boboyakas, un an juste après notre premier échange sur le blog (Les Boboyakas : un habitat senior innovant !) pour faire le point sur leur beau projet de « coopérative d’habitants seniors ». Nous retrouvons avec plaisir au « Wash Bar » de la rue Ausone, Sylvie, Philippe et Christiane toujours très animés par la perspective de leur vie future et leur profond désir de créer ce lieu chaleureux de partage où l’objectif est de bien « vieillir ensemble ».

 « Alors que la plupart des coopératives d’habitants sont plutôt intergénérationnelles, les Boboyakas constituent une coopérative de seniors, ce qui en fait un projet original et décalé » explique Christiane. Cette alternative « pour les populations vieillissantes » dans des appartements éco-construits et sur-mesure, est adaptée au maintien de leur autonomie, non seulement physique mais aussi sociale, économique et citoyenne ! « Nous voulons changer le regard sur le vieillissement et créer un lieu de vie tenant compte de l’évolution des fragilités liées à la vieillesse tout en restant ouvert au monde » poursuit-elle.

Le projet Boboyaka : « beaucoup d’aléas  » mais surtout beaucoup d’enthousiasme !

Ces aléas vont du changement d’architecte à une invalidité de permis de construire mais le projet évolue lentement et sûrement. Aujourd’hui, ce futur lieu de vie, situé sur une belle parcelle de 3000 m2 à Bègles, à proximité de la barrière de Toulouse, a trouvé un projet architectural : un cœur d’îlot tout à fait singulier, d’une grande qualité paysagère pour l’ensemble de 18 logements, qui abritera 20 personnes, toutes en location. Cet espace se veut ouvert sur l’extérieur avec la présence d’une microcrèche, d’un local commercial et d’un centre de ressources sur la vieillesse. Un toit sera couvert de panneaux solaires et un autre complètement végétalisé.

« Vivement que nous soyons installés car nous sommes tous farouchement décidés à nous impliquer dans la vie du quartier et de la cité » explique Sylvie qui précise « Il est vrai que le permis de construire a été accordé, mais des aléas ont retardé la mise en route » et Philippe de compléter « Les appels d’offres ont été lancés auprès de l’ensemble des artisans et les résultats seront connus dans quelques mois. Il s’agit d’un projet d’envergure, compliqué à financer avec les réductions des durées des prêts et la hausse des taux conjuguées à l’envolée des prix des matériaux de construction ».

Le feu des projecteurs et un « puzzle » bientôt achevé

Sylvie reconnaît avec un sourire « Depuis tout ce temps, nous nous formons nous-mêmes à toutes les subtilités liées à une construction et aux arcanes administratives liées aux contraintes immobilières, juridiques et financières. Notre groupe a ainsi créé des commissions spécialisées avec des objectifs bien précis et elles se réunissent très régulièrement ». Anne-Marie, nouvelle coopératrice, s’est jointe au groupe il y a un an et a rejoint la commission « ressources ». Pour elle comme pour tous, au-delà du projet d’un habitat coopératif à construire, il s’agit d’un véritable projet de vie, certes un peu long à aboutir, mais avec l’envie du bien-vivre ensemble.

Une réunion mensuelle est organisée à Bègles pour toutes les personnes intéressées par la démarche et elle fait le plein d’intérêt. D’un ton toujours serein, Sylvie conclut « Le puzzle est bientôt achevé. Il reste trois pièces à mettre en place : le résultat de l’appel d’offres pour le choix des entreprises, les subventions que nous avons demandées et les prêts bancaires à finaliser ».

Très récemment, un article dans le journal Sud-Ouest et un post Instagram qui a obtenu plus de 100 000 vues ont braqués tous les regards sur ce projet…pour leur plus grande fierté. Une belle reconnaissance à leurs efforts.

On est frappé par la détermination et l’énergie communicative des Boboyakas… Un nouveau rendez-vous est donc pris pour le début des travaux !

Plus d’informations : www.boboyaka-la-castagne.fr

Dominique & Francis

2 commentaires

  1. Et comment faire disparaître le dernier îlot de verdure, de fraîcheur et de biodiversité d’un quartier asphyxié par l’urbanisme. Sous l’œil bienveillant d’une mairie prétendument verte, qui bétonne à tout va. Pour rappel ce terrain est régulièrement sujet à des inondations lors des fortes pluies, bétonner encore plus va juste aggraver la situation. Projet séduisant sur le papier, mais délirant et irresponsable là où il est prévu.

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