Un couple de cygnes noirs sur la Garonne

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Ce lundi 27 mai, en cette fin de matinée, outre le paquebot Seven Seas Splendor, bien connu à Bordeaux depuis la vague de submersion des digues de Saint-Louis-de-Monferrand qu’il a générée en 2023, c’est un couple de cygnes noirs (cygnus atatus) qui nage sur la Garonne des deux côtés du Pont de Pierre, rive gauche.

Ce n’est peut-être pas exceptionnel, mais le spectacle de ces deux majestueux oiseaux noirs au bec rouge est enchanteur. D’où viennent-ils ? Difficile de le préciser d’emblée. Échappés d’un parc ? Sauvages ? Bagués et répertorié ? Impossible de la savoir sans les capturer.

Un oiseau qui vient de loin

Les cygnes noirs sont originaires d’Australie et de Tasmanie, bien loin de chez nous. Ses près d’un mètre quatre-vingts d’envergure et six à huit kilogrammes de poids le font un peu plus petit que les cygnes blancs que nous connaissons bien. L’extrémité blanche de leurs ailes ne se voit que lorsqu’ils volent, rarement.

Après des introductions comme oiseaux d’ornement dans des parcs ou jardins zoologiques, on trouve maintenant des animaux sauvages installés sur le territoire national. « En France, l’espèce est mentionnée pour la première fois en 1974 dans la Somme et une première reproduction est rapportée en Charente en 1988. L’hexagone recense une population de 200 individus environ et une trentaine de couples nicheurs répartis sur plus de 20 départements. »*

Casanier, fidèle et essentiellement herbivore

Généralement, cet animal casanier aux pattes palmées s’éloigne peu de son habitat, pour se nourrir ou pour nidifier car il est lourd. Il a besoin de longue distance sur une nappe d’eau calme pour décoller avec effort. Fidèle, monogame, le couple s’unit pour la vie. À son menu : algues, plantes aquatiques, parfois vers de vases, gastéropodes ou invertébrés d’eau douce trouvés en plongeant, mais aussi herbes, graminées ou céréales broutées sur les berges.

Sauvage, il vit une vingtaine d’années et contrairement aux cygnes chanteur, tuberculé et de Bewick, il n’est pas considéré comme une espèce menacée en France**. Bien que non protégé il n’est pas chassable.

En leur souhaitant de bien profiter des bords de Garonne !

*Ouest France 22/04/2024

**UICN.fr (Union Internationale pour la Conservation de la Nature, organisation intercontinentale)



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