Cancer : recherche et traitements, la quête de l’excellence

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Les chercheurs sur le cancer sont des « explorateurs de l’inconnu ». Ces héros du nouveau roman de la recherche font progresser l’humanité. Dans cet article, nous verrons les progrès dans tous les domaines, du dépistage à l’accompagnement des malades et des familles, en passant par la recherche de traitements de plus en plus ciblés. Notre générosité est la meilleure des reconnaissances.

Le dépistage systématique est proposé dans notre pays. Il existe des campagnes d’information et de sensibilisation fréquentes, mais elles ne sont pas encore assez suivies. Par exemple , le cancer du col de l’utérus doit être surveillé chez les femmes dès 25 ans et, pour tous, à partir de 50 ans, tout comme le cancer du sein chez la femme et cancer colorectal chez l’homme et chez la femme, mais beaucoup ne sont pas dépistés assez tôt.

Les tests sanguins ont beaucoup progressé en permettant de diagnostiquer plus de 50 cancers, bien avant l’apparition de troubles cliniques. Leur développement basé sur la biopsie des fluides est prometteur. Celle-ci consiste à rechercher des cellules cancéreuses circulantes. Plus le diagnostic est précoce, plus les traitements ont des chances d’aboutir.

« Nous pourrons bientôt intervenir avant que ne se développent des formes symptomatiques des tumeurs »

Ce sont les propos du Dr Geneviève Almouzi, co-présidente du programme européen  Life Time . L’idée est de comprendre quand les anomalies surviennent dans une cellule pour être en mesure d’intervenir dès que possible.

C’est une bonne nouvelle : l’arsenal thérapeutique au service de la lutte contre le cancer ne cesse de s’élargir. Car aux traitements classiques – comme la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie – s’ajoutent de nouvelles approches qui révolutionnent le traitement, et parfois même le pronostic de certaines tumeurs.    

« L’utilisation de robots ou de l’imagerie en 3D permettent d’intervenir de manière plus précise et plus complète pour retirer les tumeurs, et ainsi réduire les séquelles », note le professeur Christophe Massard, oncologue au centre Eugène Marquis de Rennes.

La radiologie fait également sa révolution : le radiologue ne se contente plus d’établir un diagnostic, il devient parfois un véritable thérapeute. On parle de « radiologie interventionnelle ».

La radiothérapie n’est pas en reste : elle guérit environ un quart des cancers. De nouvelles techniques d’irradiation se développent, avec des ions carbone ou des protons.

Apparues il y a une vingtaine d’années, les thérapies dites « ciblées » se multiplient. Elles visent à bloquer des protéines identifiées comme des acteurs indispensables au développement de la tumeur. On compte désormais une bonne cinquantaine de thérapies ciblées et les médicaments-candidats en cours d’évaluation sont pléthore.

Apparue un peu plus tard, l’immunothérapie a, elle aussi, « conquis la quasi-totalité de la cancérologie », poursuit le président d’Unicancer. Elle encourage le système immunitaire à reconnaître puis à éliminer les cellules malades.

Une autre immunothérapie qui est une innovation majeure, utilise les cellules CAR-T. Il s’agit de prélever les cellules immunitaires (lymphocytes T) du patient, de les modifier en laboratoire, puis de les réinjecter au patient. Les modifications subies par ces cellules leur permettent de reconnaître et de détruire les cellules tumorales.

Il existe des formes d’immunothérapie plus révolutionnaires encore. Elles consistent à élaborer des anticorps dont l’une des branches reconnaît les cellules cancéreuses et l’autre identifie le lymphocyte qui va détruire les cellules de la tumeur.

Enfin, de grands espoirs sont placés dans une autre forme d’immunothérapie, le vaccin ARN messager. Il s’agit de vaccins thérapeutiques : ils apprennent au système immunitaire à se défendre contre un cancer installé.

Les pratiques sont elles aussi innovantes : Les oncologues ne sont pas isolés dans leur cabinet de consultation pour traiter et accompagner leurs patients. Ils participent régulièrement à des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) avec les meilleurs spécialistes de chaque type de cancer. En outre, ils sont aidés par des organismes de la santé dont les techniciens préparent les chimiothérapies et les infirmières, les psychologues, les coaches en nutrition et sports adaptés interviennent à domicile. Des socio – esthéticiennes peuvent être également sollicitées. Des start-up telle que « Résilience » sont une interface à l’écoute, entre médecins et patients. Des associations dédiées sont là pour aider les patients et leurs proches. 

Saluons l’expérimentation de l’Institut Bergonié qui a créé l’université des patients. Formés et expérimentés, d’anciens patients ont une grande légitimité et sont un réconfort aux côtés des nouveaux malades.

La dernière étude de l’Assurance maladie, qui porte sur l’année 2020, estime ainsi à 21,2 milliards d’euros l’impact financier lié au cancer. Celui-ci constitue désormais la pathologie la plus coûteuse, devant les maladies cardio-vasculaires (17,8 milliards) et les maladies psychiatriques (16,4 milliards).

Collaboration nécessaire entre le public et le privé

Impossible d’espérer accélérer la recherche sur le cancer sans que le secteur public – médecins, chercheurs – ne collabore avec le secteur privé, pourvoyeur de matériels et de médicaments.

« Nous avons besoin de l’industrie ! », assure ainsi Denis Lacombe, directeur général de l’Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer (EORTC).

Par exemple, l’entreprise biopharmaceutique SANOFI vient de signer un accord de partenariat avec l’entreprise Orano (Ex Cogéma) pour construire la première usine de production de thorium-228, isotope permettant de développer la radiothérapie contre le cancer, à Bessines-sur-Gartempe en Haute-Vienne.

« Nous sommes convaincus que les radiothérapies internes vectorisées deviendront à court terme incontournables dans la lutte contre le cancer »

indique Arnaud Lesegrain, directeur général d’Orano Med.

Appel au grand public : faire un don

Les rubriques nécrologiques mentionnent trop souvent « Ni fleur, ni couronne, faites un don pour la recherche contre le cancer ». Les proches et les amis sont sollicités dans un moment de grande émotion. L’occasion de soutenir, en toute conscience et responsabilité, les associations dédiées, à quelques jours de cette période de fêtes.

La Fondation ARC ( https://www.fondation-arc.org/la-fondation-arc ) à l’origine de l’exposition « Les magnifiques » a tissé de nouveaux liens de confiance. Dans les années 90 l’affaire « Crozemarie » a beaucoup abîmé l’image et la crédibilité de la recherche. Ce  « professeur » qui n’avait que le titre et la blouse blanche a été démasqué par l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS). Jugé, il a été condamné pour abus de confiance et abus de bien social en 2000. Il a fallu du temps (évolution des statuts vers la Fondation ARC en 2012) et l’énergie de nombreux chercheurs pour que la confiance des donateurs soit reconquise durablement.

https://donner.fondation-arc.org/dons/~mon-don?d=1

La Ligue contre le cancer ( https://www.ligue-cancer.net/qui-sommes-nous ) n’est pas une association concurrente mais complémentaire. Axel Kahn, au riche parcours scientifique, a énormément contribué à la recherche et à sa vulgarisation. Son parcours est ponctué par la présidence de la Ligue contre le cancer jusqu’à son décès brutal en 2021, vaincu par un cancer foudroyant.

https://don.ligue-cancer.net/dons/~mon-don?_cv=1

Sur leurs sites internet respectifs, l’investissement des chercheurs est valorisé et la transparence sur l’utilisation des dons est clairement annoncée.  

Pour chaque don, une réduction d’impôt de 75% du montant est possible.

Envie d’en savoir plus :

Dans le combat contre la maladie, l’information joue un rôle essentiel pour aider chacun à réduire son risque de cancer, à faire face si le cancer survient, à mieux vivre pendant et après les traitements ou à accompagner un proche. Prévention, dépistages, traitements, avancées médicales, espoirs de la recherche, les 50 publications de la Fondation ARC présentent de façon accessible à toute.s, et selon les besoins, les dernières connaissances issues de la recherche.

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