Nicolas Camoisson, sur les traces de Pierre Loti, l’oriental 

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Photographe, calligraphe arabe, éditeur, créateur et organisateur d’expositions… Nicolas Camoisson est un homme passionné, prolifique et très occupé. Ses photographies présentes pendant le Mois de la Photo de Bordeaux, dans quatre lieux différents, proposent des thématiques variées. Pour la 3e année consécutive, cette manifestation s’est déroulée en avril, dans 38 lieux disséminés dans la ville. Elle se prolonge à la Foire à la brocante du printemps qui se tient sur la place des Quinconces du 24 avril au 10 mai avec son exposition « Sur les traces de Loti, mon Orient ». Nicolas Camoisson y expose des photographies qu’il a réalisé il y a quelques semaines à Damas en Syrie.

Photographe voyageur, Nicolas Camoisson a un projet, parmi beaucoup d’autres. Il souhaite établir un dialogue entre, dit-il « l’Orient rêvé de Pierre Loti et mon Orient vécu ». Son histoire personnelle est très liée à cette région du monde. Dès l’âge de 9 ans et jusqu’à ses 18 ans, Nicolas vit en Syrie, à Damas en famille puis à Beyrouth jusqu’à sa trentaine. De là, il parcourt le monde arabe en tournant des documentaires comme grand reporter, avant de se consacrer à la photographie. Après 22 ans passés au Proche-Orient, il rentre en Occident. 

Photographe et calligraphe arabe par passion et envie de transmettre 

Nicolas pratique la photo depuis ses plus jeunes années et en fait son métier. Il parcourt l’Europe pendant quelques années et s’installe à Bordeaux il y a 10 ans. Immergé dans les cultures arabes pendant toutes ses jeunes années, il parle couramment cette langue et se passionne pour la calligraphie arabe. 

Nicolas Camoisson pendant son exposition
à la Foire de la brocante

En février et mars 2026, Nicolas a passé quelques semaines à Damas et il est heureux de ces retrouvailles, après 15 ans d’absence, une absence due à la guerre. Dans les ruelles, les palais et les souks, il chemine sur les pas de Pierre Loti à la recherche de correspondances. Juste rentré de sa quête photographique dans cette ville qui lui tient à cœur, il expose les images noir et blanc de son Orient, pendant la foire à la brocante de Bordeaux.

Pierre Loti, un écrivain voyageur à la vie romanesque 

Officier de marine, écrivain, reporter, mais aussi collectionneur, photographe, dessinateur… Pierre Loti l’académicien, est une personnalité fantasque à l’œuvre foisonnante. De Rochefort aux rives d’Istanbul et jusqu’à Damas, entre terre, mer et désert, ce voyageur insatiable explorera les lumières de ces territoires chargés d’histoire. Il ira également à Tahiti, au Maroc, au Sénégal, en Chine, au Japon. Ses livres et romans (une cinquantaine), seront nourris par les mille péripéties vécues lors de ses voyages. Ils auront un certain succès à l’époque mais ils sont un peu passés de mode aujourd’hui. C’est à Rochefort, dont il est natif, que l’écrivain-voyageur assouvira tous ses fantasmes de décorateur orientaliste.

Détails d’un décor de la maison Pierre Loti –
photo de Nicolas Camoisson

Il y entassera dans 2 maisons mitoyennes à celle de son enfance, le contenu des malles de tous ces voyages : tissus et tentures, tapis, meubles et objets rapportés des quatre coins du monde.

Nicolas Camoisson, un des « artisans » de la restauration de la Maison Pierre Loti 

Abîmée au fil du temps, cette maison a retrouvé sa magie après un chantier de restauration qui a duré plus de 10 ans. Les collections de Pierre Loti, acquises par la Ville de Rochefort en 1969, sont aujourd’hui redevenues les mêmes qu’au décès de leur propriétaire, en 1923. Débuté en mars 2012 par la mise en sécurité des plafonds, 34 corps de métiers ont travaillé sur ce chantier colossal pour redonner vie à la demeure de l’académicien.

Des photographies de Damas de N.Camoisson
sur le stand de la Foire du Printemps

Nicolas Camoisson y a contribué en renseignant et « expertisant » certains détails et pièces de collections dont les décors avaient été altérés ou endommagés, comme les tentures, les céramiques anciennes, les lampes de Damas, les boiseries. La traduction qu’il a faite des nombreuses calligraphies a apporté des détails précieux pour la restauration du plafond syrien de la mosquée de Loti, du XVIIe siècle. La maison de Pierre Loti est rouverte au public depuis le mardi 10 juin 2025. 

L’exposition des photographies de Nicolas Camoisson « Sur les traces de Loti, mon Orient  » aux Quinconces est la première partie de sa quête artistique dans les pas de cet écrivain voyageur, de Rochefort aux rives d’Istanbul et jusqu’à Damas.

Ses photographies sont une exploration des lumières et des ombres de ces terres orientales chargées de son histoire et de sa mémoire. Nicolas a également choisi d’exposer certaines de ses œuvres calligraphiques. En effet, il s’est formé à cet art auprès du peintre irakien Hassan Massoudy avant de devenir lui-même professeur de calligraphie arabe. 

Calligraphie arabe de N. Camoisson

Cet orient sublimé par l’œil et l’objectif de Nicolas Camoisson, est à voir place des Quinconces du 25 avril au 11 mai sur le stand de Vincent Tourres – Ô Pêcheur de Lune.

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