Des Bordelais écrivent et dessinent sur Bordeaux ! Bordelais de souche ou d’adoption, leurs ouvrages nous montrent la ville sous différents aspects. Une petite série pour “lire Bordeaux” autrement !
Le pyjama noir
Comme le dit le sous-titre, Le pyjama noir est un « journal de bord », celui d’un homme qui égrène ses journées d’abstinence… Entre 2010 et 2012, Xavier Dorsemaine nous fait vivre au quotidien sa lutte contre l’alcool, ses amours et la renaissance que lui offre une vie sans alcool.

Dans ce livre, qui peut être vu comme un espoir pour tous ceux que l’alcool a rendu dépendant, l’auteur raconte comment il a réussi à devenir abstinent, en autre grâce à un ancien amour, Malou, connue sur la plage du Grand Crohot et retrouvée à Eindhoven, aux Pays-Bas…

Avec beaucoup de dérision, l’auteur se raconte sans fard mais sans apitoiement non plus, il nous fait rentrer dans sa vie avec ses copains, son médecin, son frère et ses amours.
Et comme un résumé, le dernier chapitre commence par ces mots :
« Lundi 2 janvier 2012, 0h07. Je suis entré dans ma troisième année d’abstinence. La femme de ma vie vit à mille kilomètres d’ici avec des enfants qui ne sont pas les miens. Je la revois demain. »
Un livre épuré allant à l’essentiel, comme un besoin urgent de mettre l’alcool à distance !
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Comme vous l’avez peut-être deviné si vous êtes un·e fin·e connaisseur·euse de « l’histoire » bordelaise, ce journal de bord est celui d’un homme, tour à tour journaliste, chroniqueur à Sud-Ouest, auteur du Blog Le Bordo de Dorso, Chroniques matinales du port de la lune, et écrivain.

Avec son Borsalino sur la tête en permanence – la légende veut qu’il ne le quitte que pour dormir – le journaliste Xavier Dorsemaine a pendant des années sillonné les rues de Bordeaux, avec une prédilection pour les quartiers Fondaudège, Bastide et Chartrons, et observé sa ville et ses troquets.
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En 2025, Xavier Dorsemaine a publié un nouveau roman, Bordeaux bleu banane, racontant la liaison entre un garçon et une fille dans le Bordeaux de la fin des années 1970, du côté de la place Stalingrad. Toujours la même nostalgie d’une époque envolée.
