Le « Street art » s’invite à l’institut Bernard Magrez

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Passionnés ou tout simplement curieux de découvrir le « Street art », l’institut Bernard Magrez vous donne l’occasion de mieux appréhender cet art au travers de 2 expositions. 

Pour une 1ère initiation au « Street art », rendez-vous à la bibliothèque de la Source au Bouscat jusqu’au 31 juillet où une vingtaine d’artistes du monde entier sont exposés. Faisant intégralement partie de la collection de l’institut culturel B.M , les œuvres présentées nous font découvrir  les créations de Btoy ,Noé Twitter, NASTI ou encore David Walker. Et pour prolonger l’immersion dans le « Street art », direction le Château Labottière où sont exposées des œuvres de l’artiste Julien Malland alias  » SETH  » jusqu’au 7 octobre. L’artiste s’est adapté à cet édifice du 18ème siècle tout comme il le fait dans la rue; en utilisant un endroit pour raconter quelque chose de politique ou poétique. Laissant ainsi à chacun la possibilité de s’identifier au personnage! Ces peintures font référence aux différents voyages de l’artiste en Chine, en Corée ou en Haïti et tournent autour du monde de l’enfance représentés par 50 personnages imaginaires avec une particularité, les enfants étant souvent peints de dos. SETH a également invité d’autres artistes comme Mono Gonzales, figure de l’art d’Amérique Latine ou le peintre Pascal Vilcollet. L’Institut B. Magrez (mécène des arts) dont la vocation est de faire connaître et de donner leur chance à des artistes contemporains, se targue d’avoir comme objectif : présenter régulièrement du Street art. Ce lieu risque de devenir un incontournable pour les amateurs.trices de cet art ou les simples curieux.ses!

De l’art interdit à l’art lucratif

Né au États-Unis dans les années 60, principalement à New York, il est appelé à l’époque  » Graffiti writing « . Aujourd’hui, le terme « Street art » est utilisé pour distinguer l’art public contemporain du graffiti territorial ( tag ) voire du vandalisme. Développé sous une multitude de formes dans les endroits publics, sa valeur subversive est très puissante: activisme, mécontentement, message percutant; c’est un peu la tribune libre des artistes contemporains. Au départ ces artistes graffeurs associés à la culture « punk » utilisaient la peinture aérosol. Petit à petit d’autres techniques ont vu le jour tel l’Aérographe, le pochoir, les autocollants, la mosaïque et la projection. Quelques exemples célèbres dans les années 80 à New York : Basquiat et Keith Harrington. Dans les années 90 à Paris: Jérôme Mesnager, Jef Aérosol ,ou M. CHAT. Et pour finir sur des figures reconnues et incontournables du Steet Art : Banksy, les frères OS GEMEOS ou JR. Traqués un temps par les mairies et passibles d’amendes, ces artistes sont aujourd’hui plébiscités sur les réseaux sociaux et encouragés par les mêmes mairies à s’emparer des murs et façades pour faire naître des œuvres géantes. Cet art vu comme provocateur au départ, s’institutionnalise jusqu’à trouver sa place sur le marché de l’art contemporain, soutenu par les galeries et salles de vente aux enchères. L’art urbain n’est plus aussi éphémère; il a envahi l’espace public, colorant les villes dans le monde entier. Il se crée aujourd’hui sur des œuvres portables (toiles , planches…) trouvant désormais sa place dans les galeries d’art.

Brigitte

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