Alain Dumon, boucher, une vie intense!

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Alain Dumon est boucher-charcutier sur les marchés de plein air. Le jeudi, à Calixte Camelle, La Bastide, le samedi à Mérignac et le dimanche à Talence. Rencontre avec une personnalité qui ne laisse pas indifférent.

Il se tient la porte latérale de son camion/stand, les bras croisés. Il parle doucement. Ses yeux brillent d’un mélange de malice et d’étonnement que l’on puisse s’intéresser à lui. Il achète des carcasses chez un éleveur en Dordogne et travaille dessus le mardi toute la journée. Il est exigeant avec ses fournisseurs, sur la qualité du produit, leur façon de travailler. « Les clients achètent avec les yeux. la mise en place me prend deux heures, mais c’est essentiel« . De ses produits, il dit : « A part mon coeur, il n’y a rien de plus tendre« . Il adore donner des conseils à ses client.e.s : le bon produit, la bonne cuisson, le bon accompagnement. Sur les marchés, « le relationnel est plus fort« , tourne parfois aux confidences, entre commerçant et clients. Pour lui qui a connu la boucherie en boutique, c’est un autre monde. Plus fort, plus vivant, plus authentique. Il observe que les jeunes couples, dès lors que les enfants arrivent, se tourne vers les marchés, plus acheter plus local, plus frais, plus responsable. Il s’en réjouit, à condition de savoir leur parler. Moins d’emphase, plus de précisions.

Un retour à ses premiers amours

Jeune il passe un CAP de boucher et fait son Tour de France comme compagnon. Puis rentre dans l’armée. Il ne s’attarde pas trop sur cette période. Juste, on apprendra qu’il a été casque bleu pour l’ONU, qu’il est allé au Tchad et au Liban. De retour à Bordeaux, il se marie et et reprend une boucherie. Tout va bien. mais éclate la crise de la vache folle. Les Français n’achètent plus de viande, même chez leur boucher, pendant de longs mois. Il est obligé de passer à autre chose. Il se reconvertit dans le transport. Reconversion réussie. La retraite s’approche. S’arrêter ? non, pas possible. Alors il décide de revenir à ses premières amours, la boucherie. Il reprend un stand de boucherie sur les marchés de plein air. En même temps, il envisage de créer un abattoir avec des éleveurs. Tant qu’il le pourra, on l’imagine interpeller les clients, promouvoir son travail, partager des moments de fraternité avec ses collègues.

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