La place Gambetta à travers les siècles

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Le projet actuel de la place Gambetta et les coulisses de sa transformation en regard de son passé du XVIIIème au XXIème siècle.

Sur la rénovation, Sylvain Schoonbaert, chef de projets architecture et patrimoine urbain à Bordeaux métropole, « a participé à l’accompagnement technique et à l’ingénierie de ce projet quasiment depuis son origine « . Il indique la démarche et les choix faits,  » l’origine du projet vient un peu de l’association des riverains de la place Gambetta qui a la particularité de regrouper des riverains, des habitants, des commerçants, sous l’impulsion de François Diard, son président de l’époque « . Cette association avait fait savoir que beaucoup de lieux du centre historique avaient été refaits et qu’on avait oublié en quelque sorte la place Gambetta. « On s’est posé la question de restaurer un jardin ‘historique’ ou de faire un nouveau jardin. C’est ce dernier choix qui est retenu. S’en sont suivies une campagne de ravalement obligatoire ainsi qu’une modification du règlement qui préservait le jardin et qui empêchait l’abattage des fameux marronniers« . L’ambition était « d’apaiser l’endroit, le mettre en valeur, renforcer l’effet jardin en montrant qu’il serait plus grand et plus arboré qu’auparavant…mais aussi rapprocher cet espace du secteur centre-ville et du secteur sauvegardé…poursuivre la piétonnisation sur une partie au moins de la place (Est) … réorganiser la circulation automobile et des bus et agrandir les trottoirs du même côté pour ne pas défavoriser les commerces(Ouest), donner plus de place aux vélos« .

De sa construction au XVIIIème jusqu’au XXIème siècle :

C’est au XVIIIème siècle qu’elle est construite, entre 1758 et 1770, et prend le nom de place Dauphine. Les architectes sont André Portier pour les dessins et plans et Michel Voisin pour la construction. Rebaptisée place nationale en 1790, sous la révolution, c’est en 1883 qu’elle devient Gambetta, du nom de l’homme politique de la Troisième République. De place d’exécution sous la révolution, elle devient au XIXème siècle, suite à un bornage, le point Zéro du centre-ville. M. Schoonbaert précise qu’on lui ajoute « au IIeme Empire, un petit jardin paysager, un square qui était fermé d’une grille. À l’origine, il n’y avait pas les plantations de marronniers autour« . Au XXème siècle, à la libération de la France, en août 44, la place accueille un défilé militaire. C’est sous l’ancien maire de Bordeaux, Alain Juppé, que naît au XXIème siècle, le projet de cette place/jardin. En 2016, un concours est lancé et Sabine Haristoy, paysagiste bordelaise et West 8, agence d’architectes/paysagistes Néerlandaises sont retenues pour la concevoir.

Phillipe

Un commentaire

  1. Bravo pour ce premier article! Je le trouve très intéressant et bien rédigé. L’ historique m’ apprend des choses que je ne soupçonnais pas . Ceci dit c’est une belle réalisation !

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