Des chiens comme outil de dépistage de la Covid19

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Des chiens sont dressés au laboratoire vétérinaire de Libourne : le CEVA pour détecter les personnes positives au Covid19. Le CEVA travaille en partenariat avec le CHU de Bordeaux qui effectue des analyses chimiques pour isoler des marqueurs spécifiques à la maladie.

Ce projet baptisé Cynocov s’appuie sur la méthode Nosaïs-covid19 et est développée par le professeur Dominique Granjean de l’école nationale vétérinaire de Maison-Alfort. Se fondant sur leur immense capacité olfactive, l’objectif est de former des chiens au dépistage Covid19 , afin « d’apporter une solution complémentaire, à l’heure où l’on a besoin d’une offre de dépistage élargie, rapide et non invasive » souligne le Dr Thierry Pistone infectiologue au CHU de Bordeaux. Des labradors et bergers malinois des brigades canines de la gendarmerie nationale et des sapeurs-pompiers de Gironde, habituellement dressés à rechercher les personnes disparues ou des stupéfiants, sont, pour cette expérience, dressés en 6 à 8 semaines, à détecter le virus chez l’homme. La méthode consiste à leur faire renifler des compresses de transpiration prélevée sous les aisselles de personnes positives au Covid. La transpiration dégageant des composés organiques volatiles spécifiques ( la sueur n’étant elle, en revanche, non contaminée par le virus). Cette idée française est née d’une pratique de dépistage précoce de certaines maladies (cancers du sein, du colon, de la prostate ou de certaines maladies dégénératives). On sait désormais que le chien grâce à sa bibliothèque olfactive hyperdéveloppée peut désormais détecter une maladie virale.

Qu’en est-il de sa mise en pratique dans le monde ?

Ce concept français est reconnu dans de nombreux pays et également validé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le professeur Granjean explique son intérêt, « le système fonctionne déjà dans de nombreux pays : Argentine, Chili, Liban, Émirats Arabes Unis, aux aéroports et frontières; le coût de revient est infime par rapport au budget PCR qui est lui de l’ordre de 250 Millions d’euros par mois et sa fiabilité est estimée à 95% de détection de cas positifs. Ce serait de surcroit un outil de dépistage extraordinaire pour les pays qui n’ont pas les moyens« . Dans l’éventuelle perspective de prochaines pandémies, le chien ayant démontré ses capacités à détecter les maladies virales chez l’homme, le professeur Granjean affirme sa volonté de collaborer «  au nom d’une valeur : « One Health,one Medicine », nous travaillons main dans ma main avec le corps médical français pour faire avancer ce projet« .

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