La Pelouse, maison d’accueil des familles d’hospitalisés fête ses 50 ans

La Pelouse, maison d’accueil des familles d’hospitalisés, a fêté son 50e anniversaire à l’Hôtel de ville. Les administrateurs ont été reçus par deux élus : Sylvie Justome, adjointe au maire de Bordeaux, chargée de la sécurité sanitaire, de la santé et des seniors et Laurent Guillemin, chargé de la sobriété et maire-adjoint du quartier de Saint-Augustin.

La Pelouse est une maison d’accueil qui propose aux proches des malades hospitalisés un hébergement de proximité et de réconfort, à un prix raisonnable, couvert en partie par l’Assurance-maladie et les mutuelles. Situé juste en face de l’hôpital Pellegrin, l’établissement est géré par « l’Association pour l’accueil des familles d’hospitalisés », créée il y a 50 ans.

Son Conseil d’Administration, présidé par le Professeur Jean-Paul Broustet, veille à la bonne marche de l’établissement. Il rassemble des personnalités du milieu médical et social. L’établissement est dirigé par Christophe Mancion et Michel de Rességuier est le secrétaire général de l’association.

Il n’y a pas beaucoup de maisons d’accueil en France. C’est pourquoi, comme le souligne Sylvie Justome, cette maison d’accueil hospitalière est si précieuse. La Mairie soutient avec vigueur son action pérenne, représentant pour la ville de Bordeaux une image solidaire et rayonnante.

Le Professeur Jean-Paul Broustet est le président de l’association. Pour mémoire, cet ancien grand patron du service de cardiologie de l’hôpital Haut-Lévêque a introduit en France, il y a une trentaine d’années, la réadaptation cardiaque. L’activité physique est alors reconnue bénéfique pour la santé et particulièrement pour le cœur.

Jean-Paul Broustet rend hommage à tous ceux, salariés et bénévoles, qui depuis 50 ans ont permis à cette structure de perdurer et de se développer, malgré les difficultés financières et les catastrophes liées au Covid. L’hospitalisation ne doit jamais se résumer à des explorations, des traitements, certes toujours en progrès mais trop souvent dénués d’empathie : « J’ai l’habitude de dire que les malades ne sont pas des voitures. Nos hôpitaux ne doivent pas être des concessions automobiles où l’on réalise les opérations les plus pointues, sans jamais parler de la voiture… ».

Jean-Paul Broustet termine par ces mots : « Gardons confiance en l’avenir et continuons à faire vivre La Pelouse, maison de réconfort, de dignité et de chaleur pour tous ceux qui en franchissent la porte. »

Philippe Frigeri, Président de la Fédération des maisons d’accueil hospitalières (FMAH) rappelle combien les années Covid ont déstabilisé l’activité. Si le savoir-faire de la maison d’accueil n’est plus à démontrer, le faire-savoir doit être constamment renouvelé auprès des établissements de santé, relais pour l’orientation des familles vers l’hospitalité dans les maisons d’accueil.

Michel de Rességuier, secrétaire général de l’association, présente un diaporama en illustration de la vie à La Pelouse. « Les coûts de l’hôtellerie classique peuvent décourager leur venue, alors que le soutien des familles à leurs proches est essentiel à leur guérison », affirme-t-il.

La maison d’accueil des familles d’hospitalisés est née à la suite d’une étude réalisée par des élèves infirmières qui avaient constaté que de nombreux parents d’hospitalisés n’avaient pas les moyens de payer une chambre d’hôtel, mais souhaitaient rester auprès des leurs pour leur apporter soutien et réconfort, ce qui contribue à leur bien-être. L’une d’entre elles, Annick Hebert, infirmière cadre de santé à l’hôpital Pellegrin dans les années 70, avait à l’époque fait son mémoire de fin d’études sur l’accueil des familles d’hospitalisés. Elle exprime sa joie de voir que La Pelouse poursuit sa mission avant de saluer ses amies de l’époque, anciennes bénévoles : une histoire d’amitié, de confiance.

Pour en savoir + :

hebergement-lapelouse-bordeaux.fr

Laisser un commentaire