Sur un air de saxophone

SR : Vous n’avez pas encore l’âge d’être senior et pourtant vous avez accepté l’invitation du
CNaV, pour quelle raison ?

GL : Par conviction car je vais être senior un jour, je l’espère. Je suis ravie d’être ici et voir toute cette activité et cette émulation, ravie également de performer tout à l’heure à 19h avec Noëlle Châtelet, la grande Noëlle Châtelet, pour une lecture, improvisation, prosodie, saxophone, photos de gens à table, parce que jeunes ou vieux, on aime manger, je crois.

SR : que pensez vous du slogan du CNaV « rien sur les vieux sans les vieux » ?

GL : Bonne question, j’ai pas réfléchi, mais oui rien sur les vieux sans les vieux mais rien sur les
femmes sans les femmes, rien sur tout le monde sans tout le monde.

SR : Pensez-vous déjà à l’avenir plus ou moins proche où vous serez aussi une senior ?

GL : Oui j’y pense mais pas tout le temps non plus, je viens de fêter mes 50 ans et je les assume allègrement. Avant le côté senior, j’ai déjà le côté retraite qui peut m’intéresser évidemment, les musiciens peuvent prendre une retraite ou pas. On vieillit à n’importe quel âge, c’est l’avantage et on est jeune à n’importe quel âge aussi. Le tout est de considérer la « séniorité » comme un privilège jeunesse possible, avec tout ce que cela implique de maturité et qui peut nous permettre d’être plus jeunes en passant les années. J’ai pas peur de vieillir, j’ai pas peur de mourir parce que si je vieillis c’est que je ne suis pas morte.

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