Pour Morgane Curt, l’important c’est d’aimer !

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Morgane Curt est chargée de mission à l’association Girofard. D’entrée de jeu, elle se définit comme « pansexuelle* ». Une adolescence heureuse lui a permis de mieux comprendre sa propre identité et de l’assumer pleinement. Un parcours qui secoue les idées reçues.

Pour elle l’important c’est d’aimer, peu importe le sexe de la personne aimée. « On aime les gens, pas leur sexe » précise Morgane. Une liberté qu’il faut assumer. Ses premières interrogations proviennent d’une émission télé, à l’âge de 12 ans. À 15 ans, elle intègre un lycée avec une section artistique. Là, elle découvre une communauté LGBT non stigmatisée. Enfin des gens avec qui parler des questions qu’elle se pose. Calmement, avec bienveillance, sans prosélytisme. Elle peut tranquillement se définir. « J’ai eu beaucoup de chance, car je n’ai pas eu de traumatisme, malgré les réactions homophobes dans l’espace public, d’hostilité ou de voyeurisme » vis-à-vis de deux femmes qui se tiennent la main ou échangent un baiser. Elle a subi les regards agressifs, les insultes, les changements d’attitude. mais elle a su trouver un mode de réponse, en assumant quitte à aller à l’affrontement (verbal).

En finir avec les discriminations

Le fait d’avoir eu des expériences amoureuses tant homosexuelles qu’hétérosexuelles lui donne une sérénité joyeuse et déterminée. Car il reste beaucoup à faire pour en finir avec les discriminations de toutes sortes qui existent encore vis-à-vis de la communauté LGBT. « Nous ne voulons pas choquer, mais juste avoir ce que l’on veut, sans demander la permission, comme, par exemple la PMA (procréation médicalement assistée) pour les couples de personnes de même sexe. Nous voulons que nos droits soient garantis durablement. » Elle s’inquiète des bouffées homophobes actuelles.

Rencontres avec les scolaires

Après un master en communication culturelle et évènementielle, elle a travaillé dans la restauration et dans l’événementiel. La pandémie et les confinements l’ont stoppé dans cette voie. Pour s’occuper malgré tout, elle s’est investie dans l’association Girofard et a été embauchée comme chargée de mission en charge de la communauté LGBTQI+ de Bordeaux. Elle intervient notamment dans les établissements scolaires, elle est frappée par la maturité, voire même l’ouverture, des collégiens et des lycéens, « ils sont déjà au courant. Dans les séries TV, il y a maintenant des personnages gay et heureux de l’être ». Un optimisme délibérément choisi, à l’image de sa propre vie.

*se définit comme l’attirance sexuelle, émotionnelle, romantique ou spirituelle pour d’autres personnes sans considération de leur sexe

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