L’imprimerie 4/6: les presses typographiques

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Dans la chaîne typographique, après la composition, suit l’étape de l’impression proprement dite, cet article se propose de montrer l’évolution des presses typographiques qui aboutit à l’avènement de l’impression Offset.

Il a été rappelé dans un précédent article le rôle essentiel joué, au XVème siècle, par Johannes Gutenberg de Mayence dans l’histoire de l’imprimerie, deux de ses inventions concernent directement l’étape de l’impression, la machine à imprimer elle-même et l’encre visqueuse. D’importantes innovations ont fait évoluer les techniques d’impression qui permettent aujourd’hui diverses formes de publications. Une presse typographique permet d’imprimer par pression un texte ou une illustration sur une feuille de papier placée sur une « forme » (châssis contenant les caractères). L’illustration ci-dessus montre la ressemblance d’une presse d’imprimerie avec celle utilisée par les vignerons. Au fil des siècles, des innovations vont apporter des améliorations dans sa structure, l’acier remplace le bois, le châssis coulissant qui porte la « forme » est lui-même fabriqué en pierre calcaire d’où son nom de « marbre « . M. Raymond Laborde, typographe, membre du Musée Atelier des Métiers de l’Imprimerie, fait remarquer au pied des montants verticaux « les deux balles que l’ouvrier utilisait pour l’encrage de la forme imprimante« . Les balles étaient des pelotes de crin, recouvertes d’un cuir très fin (celui du chien). Un cadre, appelé tympan, se rabat sur la feuille à imprimer qui repose sur la forme imprimante encrée. Il explique ensuite que « Le tympan est équipé d’une toile (le « blanchet « ) qui amortit la pression et évite le « foulage » (déformation de la feuille) ».

Le progrès pour nous servir

Des améliorations et innovations vont faire évoluer la presse Gutenberg au fil des siècles. Le Musée Atelier des Métiers de l’Imprimerie de Bordeaux rassemble les machines emblématiques de cette évolution: la « presse Stanhope « (un contrepoids remplace la vis de serrage), la « presse à platine » qui sera équipée d’un moteur électrique, la « presse à cylindre » qui automatise les opérations jusqu’alors manuelles comme l’encrage et l’impression. Enfin, la « rotative » (inventée au XIXème siècle par l’américain Richard March Hoe), dont la forme imprimante est installée sur un cylindre rotatif et le papier à imprimer enroulé sur une bobine. L’imprimante à cylindre ouvre l’ère des journaux à grands tirages.

L’impression Offset

L’article 2\6 consacré à la photocomposition décrit le processus de réalisation d’une plaque Offset et met en avant la parenté entre la technique de la lithographie et celle de l’impression Offset. Le mécanisme de la machine Offset, quant à lui, est caractérisé par une succession de cylindres. M. Jean-Claude Bruneaud, typographe, Musée Atelier des Métiers de l’Imprimerie, explique: « des cylindres distributeurs d’encre, des cylindres de mouillage, le cylindre de plaque sur lequel est encrée la plaque souple Offset , le cylindre suivant porte le « blanchet » en caoutchouc et transfert l’encre sur le cylindre de pression du papier« . L’Offset est aujourd’hui le principal procédé d’impression.

En savoir plus: Musée Atelier des Métiers de l’Imprimerie – 8 rue du Fort Louis – 33000 Bordeaux
Tél : 05 56 92 61 17 / Courriel : mib33800@gmail.com

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